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30 Juin

Marché immobilier post confinement à Bordeaux

Marché Immobilier post confinement à Bordeaux - Axel Immobilier

Interview d’Alain Mongnot, Expert Immobilier agréé et Directeur du Groupe Axel

 

  1. Quelles auront été les répercussions de la crise du Covid-19 sur le marché immobilier local ?

Alain Mongnot : Depuis la réouverture de nos agences le 11 mai, nous constatons surtout la remise en route des projets interrompus brutalement le 17 mars. Nous ne subissons pas d’annulations particulières mais à l’inverse, vivons plutôt un engorgement de nos services, en location et aussi en Transaction car les projets n’ont pas été annulés, ils ont seulement été reportés et demandent maintenant à être réalisés rapidement.

Ces vagues supplémentaires de demandes dopent légèrement le marché. On entend tous les jours qu’après avoir craint pour leur vie, les clients ressentent désormais fortement le besoin de profiter de l’instant présent, ne veulent plus perdre de temps et veulent agir maintenant.

 

Nous analysons le marché sur 2 plans distincts : 

Les accélérateurs du marché :

  • Après 2 mois de confinement, nous recevons de nombreuses demandes pour trouver des espaces de vie avec au minimum une sortie extérieure (balcon, terrasse, patio, cour intérieure…)  et une surface habitable plus grande..
  • Nous constatons un effet « zone verte / zone rouge », qu’on retrouve au niveau national et local. Cet effet de « ligne de démarcation » oriente les recherches nationales vers le sud et l’ouest de la France.
  • Au niveau local, le développement du télétravail permet de favoriser le marché extra-urbain, donc la 1ere et la 2ème couronne qui deviennent plus attractives.
  • Le confinement de 2 mois a servi d’accélérateur de l’évolution de la cellule familiale et a mené a des regroupements de famille ou à des séparations qui entraînent donc des demandes de nouveaux projets immobiliers.

Les freins du marché :

  • La vie normale n’a pas repris son cours, l’anxiété est moindre dans les zones vertes mais reste néanmoins réelle. L’inquiétude est source de ralentissement dans les prises de décision de gros projets de vie.
  • Les enfants ont partiellement repris les cours, et pour certains, pas du tout. Cet esprit de « pré-vacances » prévaut actuellement et draine la population non active vers le littoral, dont les plages ont réouvert. Cet état d’esprit n’est souvent pas compatible avec des investissements immobiliers lourds.

 

  1. Pensez-vous que les prix des logements puissent baisser  ?

 Pour l’instant, le pays ne subit pas de crise économique. Nous avons traversé une crise sanitaire dont nous sommes en train de sortir, donc pour l’instant, le marché immobilier est stable. 2 mois d’arrêt ne suffisent pas à bouleverser les prix, les prix restent donc stables sur BORDEAUX MÉTROPOLE.   L’offre et la demande s’expriment aujourd’hui de la même façon qu’auparavant.  Avec une très légère hausse des taux, mais une baisse des frais de notaire, il n’y a pas d’impact réel sur la demande, qui reste donc active.  Les prix sont légèrement négociés mais comme avant, l’offre rencontre la demande et le marché reste donc dynamique sur ce secteur.

 

  1. Pourquoi est-ce important de poursuivre sa recherche et de ne pas renoncer à son projet immobilier actuellement ?

Cette période de confinement a été propice à la réflexion, à une éventuelle remise en cause de ses valeurs et à une recherche d’un meilleur équilibre de vie. Il faut donc conseiller aux gens de profiter de cette période pour se poser les bonnes questions, repenser leur projet de vie, leurs motivations (espace, localisation, distances , agrément…) les valeurs qu’ils accordent à leur habitat, les espaces de vie nécessaires…

 

  1. La demande devrait-elle se maintenir ?

En matière d’immobilier, la demande se maintient aujourd’hui et se maintiendra en fonction de l’économie, de l’emploi. Le marché immobilier dépend directement de la santé économique du pays. Une éventuelle crise économique viendrait impacter cette dynamique mais nous ne la voyons pas aujourd’hui. A l’état actuel, l’attractivité des grandes villes de la région reste forte.

 

  1. Selon vous, la banalisation du télétravail pourrait-elle conduire à décentraliser la demande de logement ?

Le développement du télétravail et sa mise en place permanente dans les nouveaux modes de fonctionnement participent à l’attractivité accrue des zones péri-urbaines, permettant une meilleure qualité de vie. Il faut espérer qu’il y aura des modifications durables dans le mode de travail et pas seulement le télétravail, ce qui joue effectivement sur l’habitat. Il est cependant à noter que tout le monde ne peut pas télétravailler (cela peut concerner un des membres du couple par exemple). Il reste donc nécessaire de bénéficier d’un réseau de transports collectifs efficace et d’une couverture Réseau de haut débit pour une implantation familiale permettant au couple d’envisager un nouveau mode de vie en s’éloignant du centre-ville. La carte des prix doit donc se superposer à la carte des transports et à la carte de l’accès au haut débit.

 

  1. Le confinement a-t-il changé durablement votre façon de travailler ?

Le passage brutal en confinement a instauré de nouveaux modes de travail en entreprise : réunions en visioconférence, développement banalisé du télétravail, visites virtuelles,  photos 360° pour les clients, signatures électroniques, actes dématérialisés… vont évidement rester en place.  Ces procédés étaient déjà engagés préalablement dans notre entreprise mais mis en place de façon structurée pendant la crise, ils vont perdurer car ils sont nécessaires. La réduction des temps de trajets et des déplacements permet de limiter le temps perdu. Cette période nous a permis de réfléchir à nos méthodes internes et de développer les outils digitaux et améliore ainsi la productivité et le confort au travail.  Donc ces méthodes vont donc perdurer car elles sont bénéfiques au plan humain et au plan organisationnel et sont bien perçues en interne.

 

  1. Plus d’espace, un jardin, une terrasse, une pièce en plus pour télétravailler… Le confinement pourrait bien modifier l’ordre des priorités des acquéreurs. Les demandes de vos clients ont-elles déjà évolué ?

 Effectivement, nous notons une vague importante de demandes pour des biens bénéficiant au moins d’une sortie vers l’extérieur (terrasse, balcon, cour, petit jardin d’accueil…) et ce, dès la fin du confinement. L’effet a été immédiat chez les acquéreurs et semble résulter d’une prise de conscience durable de la nécessité de l’accès à la verdure et à la lumière.

 

  1. La crise du covid-19 pourrait-elle entraîner une sorte « d’exode urbain », (vers plus d’espace et de verdure) ?

Bien sûr, il semble que nous allons assister dans les mois qui viennent à un phénomène de déplacement des populations, qui en quittant l’ultra-centre vont remplir les périphéries urbaines, dans la limite où celles-ci proposent des transports efficaces et bien maillés et un accès au haut-débit.  Il ne s’agira donc pas d’un exode à proprement parler mais plutôt d’un étalement choisi vers la périphérie pour davantage de confort de vie.

 

  1. Quels sont les biens les plus prisés ? Et par qui ?

Sur toute la zone de Bordeaux Métropole, le cœur de cible le plus attractif reste la maison avec un petit jardin au calme pour un budget compris entre 300 k€  et 400  k€. Les terrains constructibles dans une zone 1er ou 2ème couronne de la métropole constituent également des produits très demandés. Les acquéreurs de ces biens sont principalement ceux qui habitent dans l’ultra-centre de Bordeaux, ceux des zones rouges nationales (Nord, Ile de France et Grand Est) et ceux qui n’avaient pas de sortie extérieure du tout.

 

  1. La pierre est plus que jamais le placement préféré des Français. Quels sont les endroits les plus prisés des investisseurs locatifs ?

La pierre a toujours été une valeur refuge, mais comme aujourd’hui il n’y a pas de crise économique installée, les investisseurs sont toujours attirés pour les mêmes raisons et visent principalement la défiscalisation dans une grande ville. On n’assiste pas pour l’instant à la recherche de valeur refuge. Contrairement à la crise de 2008, le comportement des investisseurs n’a pas changé. Les récentes annonces du plan France – Allemagne de renflouement des économies des pays de l’Union Européenne nous conforte dans cette analyse optimiste.

 

 

 

Alain Mongnot - Expert Immobilier Agrée à Bordeaux - Directeur Général du Groupe Axel

Alain Mongnot

Directeur de l’agence Axel Immobilier Le Bouscat

Mail : a.mongnot@axel-immobilier.fr

Tél. : 05 56 02 84 84

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